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FIDES VIVA
Comparaison

Job 30

Crampon, Vulgata Clementina et Septante (édition sixtine, 1587), verset par verset.

Job 30 : Crampon, Vulgata Clementina et Septante (édition sixtine, 1587)
CramponVulgata ClementinaSeptante (édition sixtine, 1587)
1Et maintenant, je suis la risée d’hommes plus jeunes que moi, dont je n’aurais pas daigné mettre les pères parmi les chiens de mon troupeau.Nunc autem derident me iuniores tempore, quorum non dignabar patres ponere cum canibus gregis mei:Νυνὶ δὲ κατεγέλασάν μου ἐλάχιστοι, νῦν νουθετοῦσί με ἐν μέρει, ὧν ἐξουδένουν τοὺς πατέρας αὐτῶν, οὓς οὐχ ἡγησάμην ἀξίους κυνῶν τῶν ἐμῶν νομάδων.
2Qu’aurais-je fait de la force de leurs bras ? Ils sont privés de toute vigueur.quorum virtus manuum mihi erat pro nihilo, et vita ipsa putabantur indigni:Καί γε ἰσχὺς χειρῶν αὐτῶν ἱνατί μοι; ἐπʼ αὐτοὺς ἀπώλετο συντέλεια.
3Desséchés par la misère et la faim, ils broutent le désert, un sol depuis longtemps aride et désolé.egestate et fame steriles, qui rodebant in solitudine, squallentes calamitate et miseria.Ἐν ἐνδείᾳ καὶ λιμῷ ἄγονος, οἱ φεύγοντες ἄνυδρον ἐχθὲς συνοχὴν καὶ ταλαιπωρίαν.
4Ils cueillent sur les buissons des bourgeons amers, ils n’ont pour pain que la racine des genêts.Et mandebant herbas, et arborum cortices, et radix iuniperorum erat cibus eorum:Οἱ περικυκλοῦντες ἄλιμα ἐπὶ ἠχοῦντι, οἵτινες ἄλιμα ἦν αὐτῶν τὰ σῖτα, ἄτιμοι δὲ καὶ πεφαυλισμένοι, ἐνδεεῖς παντὸς ἀγαθοῦ, οἳ καὶ ῥὶζας ξύλων ἐμασσῶντο ὑπὸ λιμοῦ μεγάλου.
5On les écarte de la société des hommes, on crie après eux comme après le voleur.qui de convallibus ista rapientes, cum singula reperissent, ad ea cum clamore currebant.Ἐπανέστησάν μοι κλέπται,
6Ils habitent dans d’affreuses vallées, dans les cavernes de la terre et les rochers.In desertis habitabant torrentium, et in cavernis terrae, vel super glaream:ὧν οἱ οἶκοι αὐτῶν ἦσαν τρῶγλαι πετρῶν·
7On entend leurs cris sauvages parmi les broussailles, ils se couchent ensemble sous les ronces :qui inter huiuscemodi laetabantur, et esse sub sentibus delicias computabant:Ἀναμέσον εὐήχων βοήσονται οἳ ὑπὸ φρύγανα ἄγρια διῃτῶντο.
8gens insensés, race sans nom, bannis avec mépris de la terre habitée !filii stultorum et ignobilium, et in terra penitus non parentes.Ἀφρόνων υἱοὶ καὶ ἀτίμων, ὄνομα καὶ κλέος ἐσβεσμένον ἀπὸ γῆς.
9Et maintenant je suis l’objet de leurs chansons, je suis en butte à leurs propos.Nunc in eorum canticum versus sum, et factus sum eis in proverbium.Νυνὶ δὲ κιθάρα ἐγώ εἰμι αὐτῶν, καὶ ἐμὲ θρύλλημα ἔχουσιν.
10Ils ont horreur de moi, ils me fuient, ils ne détournent pas leur crachat de mon visage.Abominantur me, et longe fugiunt a me, et faciem meam conspuere non verentur.Ἐβδελύξαντο δέ με ἀποστάντες μακρὰν, ἀπὸ δὲ τοῦ προσώπου μου οὐκ ἐφείσαντο πτύελον.
11Ils se donnent libre carrière pour m’outrager, ils rejettent tout frein devant moi.Pharetram enim suam aperuit, et afflixit me, et frenum posuit in os meum.Ἀνοίξας γὰρ φαρέτραν αὐτοῦ ἐκάκωσέ με, καὶ χαλινὸν τοῦ προσώπου μου ἐξαπέστειλεν.
12Des misérables se lèvent à ma droite, ils cherchent à ébranler mes pieds, ils frayent jusqu’à moi leurs routes meurtrières.Ad dexteram orientis calamitates meae illico surrexerunt: pedes meos subverterunt, et oppresserunt quasi fluctibus semitis suis.Ἐπὶ δεξιῶν βλαστοῦ ἐπανέστησαν, πόδα αὐτῶν ἐξέτειναν, καὶ ὡδοποίησαν ἐπʼ ἐμὲ· τρίβους ἀπωλείας αὐτῶν.
13Ils ont bouleversé mes sentiers, ils travaillent à ma ruine, eux à qui personne ne porterait secours.Dissipaverunt itinera mea; insidiati sunt mihi, et praevaluerunt: et non fuit qui ferret auxilium.Ἐξετρίβησαν τρίβοι μου, ἐξέδυσαν γάρ μου τὴν στολήν·
14Ils fondent sur moi, comme par une large brèche, ils se précipitent parmi les décombres.Quasi rupto muro, et aperta ianua, irruerunt super me, et ad meas miserias devoluti sunt.βέλεσιν αὐτοῦ κατηκόντισέ με. Κέκριται δέ μοι ὡς βούλεται, ἐν ὀδύναις πέφυρμαι.
15Les terreurs m’assiègent, ma prospérité est emportée comme un souffle, mon bonheur a passé comme un nuage.Redactus sum in nihilum: abstulisti quasi ventus desiderium meum, et velut nubes pertransiit salus mea.Ἐπιστρέφονταί μου αἱ ὀδύναι, ᾤχετό μου ἡ ἐλπὶς ὥσπερ πνεῦμα, καὶ ὥσπερ νέφος ἡ σωτηρία μου.
16Et maintenant, mon âme s’épanche en moi, les jours d’affliction m’ont saisi.Nunc autem in memetipso marcescit anima mea, et possident me dies afflictionis.Καὶ νῦν ἐπʼ ἐμὲ ἐκχυθήσεται ἡ ψυχή μου, ἔχουσιν δέ με ἡμέραι ὀδυνῶν.
17La nuit perce mes os, les consume, le mal qui me ronge ne dort pas.Nocte os meum perforatur doloribus, et qui me comedunt, non dormiunt.Νυκτὶ δέ μου τὰ ὀστᾶ συγκέχυται, τὰ δὲ νεῦρά μου διαλέλυται.
18Par sa violence, mon vêtement a perdu sa forme, il me serre comme une tunique.In multitudine eorum consumitur vestimentum meum, et quasi capito tunicae succinxerunt me.Ἐν πολλῇ ἰσχύϊ ἐπελάβετό μου τῆς στολῆς, ὥσπερ τὸ περιστόμιον τοῦ χιτῶνός μου περιέσχε με.
19Dieu m’a jeté dans la fange, je suis comme la poussière et la cendre.Comparatus sum luto, et assimilatus sum favillae et cineri.Ἥγησαι δέ με ἴσα πηλῷ, ἐν γῇ καὶ σποδῷ μου ἡ μερίς.
20Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; je me tiens debout, et tu me regardes avec indifférence.Clamo ad te, et non exaudis me: sto, et non respicis me.Κέκραγα δὲ πρὸς σὲ καὶ οὐκ ἀκούεις μου, ἔστησαν δὲ καὶ κατενόησάν με.
21Tu deviens cruel à mon égard, tu m’attaques avec toute la force de ton bras.Mutatus es mihi in crudelem, et in duritia manus tuae adversaris mihi.Ἐπέβησαν δέ μοι ἀνελεημόνως, χειρὶ κραταιᾷ με ἐμαστίγωσας.
22Tu m’enlèves, tu me fais voler au gré du vent, et tu m’anéantis dans le fracas de la tempête.Elevasti me, et quasi super ventum ponens; elisisti me valide.Ἔταξας δέ με ἐν ὀδύναις, καὶ ἀπέῤῥιψάς με ἀπὸ σωτηρίας.
23Car, je le sais, tu me mènes à la mort, au rendez-vous de tous les vivants.Scio quia morti trades me, ubi constituta est domus omni viventi.Οἶδα γὰρ ὅτι θάνατός με ἐκτρίψει, οἰκία γὰρ παντὶ θνητῷ γῆ.
24Cependant celui qui va périr n’étendra-t-il pas les mains et, dans sa détresse, ne poussera-t-il pas un cri ?Verumtamen non ad consumptionem eorum emittis manum tuam: et si corruerint, ipse salvabis.Εἰ γὰρ ὄφελον δυναίμην ἐμαυτὸν χειρώσασθαι, ἢ δεηθείς γε ἑτέρου, καὶ ποιήσει μοι τοῦτο.
25N’avais-je pas des larmes pour l’infortuné ? Mon cœur ne s’est-il pas attendri sur l’indigent ?Flebam quondam super eo qui afflictus erat, et compatiebatur anima mea pauperi.Ἐγὼ δὲ ἐπὶ παντὶ ἀδυνάτῳ ἔκλαυσα, ἐστέναξα ἰδὼν ἄνδρα ἐν ἀνάγκαις·
26J’attendais le bonheur, et le malheur est arrivé ; j’espérais la lumière, et les ténèbres sont venues.Expectabam bona, et venerunt mihi mala: praestolabar lucem, et eruperunt tenebrae.ἐγὼ δὲ ἐπέχων ἀγαθοῖς, ἰδοὺ συνήντησάν μοι μᾶλλον ἡμέραι κακῶν.
27Mes entrailles bouillonnent sans relâche, les jours d’affliction ont fondu sur moi.Interiora mea efferbuerunt absque ulla requie: praevenerunt me dies afflictionis.Ἡ κοιλία μου ἐξέζεσε καὶ οὐ σιωπήσεται, προέφθασάν με ἡμέραι πτωχείας.
28Je marche dans le deuil, sans soleil ; si je me lève dans l’assemblée, c’est pour pousser des cris.Moerens incedebam sine furore; consurgens, in turba clamabam.Στένων πεπόρευμαι ἄνευ φιμοῦ, ἕστηκα δὲ ἐν ἐκκλησίᾳ κεκραγώς.
29Je suis devenu le frère des chacals, le compagnon des filles de l’autruche.Frater fui draconum, et socius struthionum.Ἀδελφὸς γέγονα σειρήνων, ἑταῖρος δὲ στρουθῶν.
30Ma peau livide tombe en lambeaux, mes os sont brûlés par un feu intérieur.Cutis mea denigrata est super me, et ossa mea aruerunt prae caumate.Τὸ δὲ δέρμα μου ἐσκότωται μεγάλως, τὰ δὲ ὀστᾶ μου ἀπὸ καύματος.
31Ma cithare ne rend plus que des accords lugubres, mon chalumeau que des sons plaintifs.Versa est in luctum cithara mea, et organum meum in vocem flentium.Ἀπέβη δὲ εἰς πένθος μου ἡ κιθάρα, ὁ δὲ ψαλμός μου εἰς κλαυθμὸν ἐμοί.

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