Aller au contenu
FIDES VIVA

9 octobre

John Henry Newman

L'anglican d'Oxford devenu cardinal, puis docteur de l'Église

  • 28 min de lecture
Taille du texte 100 %
Aa
Taille du texte 100 %
Chapitres
  1. 0:00Lui et son Créateur
  2. 4:01Un travail à accomplir en Angleterre
  3. 6:55L'ombre d'une main sur le mur
  4. 10:19Trois coups
  5. 14:56Parler par des actes
  6. 18:02La nuit de Littlemore
  7. 21:30Des compagnons pleins d'humour
  8. 25:13L'homme le plus dangereux d'Angleterre
  9. 28:52Avait-il vécu si longtemps pour cela ?
  10. 31:55Le mouchoir de soie
  11. 35:24Des ombres à la vérité

Un religieux italien, trempé de la tête aux pieds, s'approche du feu pour se sécher. Il est bientôt minuit. Une porte s'ouvre, et l'homme qui entre tombe à genoux devant lui. C'est John Henry Newman. Ecclésiastique anglican, il avait prêché pendant des années du haut de la chaire de l'église de l'université d'Oxford. Pour arriver jusqu'à cette pièce, il avait quitté cette chaire, la paroisse qu'il aimait et des amis très chers. Cette nuit-là, il demande à entrer dans l'Église catholique.

Le lendemain, il y était reçu, et c'est pour cela que l'Église le fête chaque 9 octobre comme saint et docteur de l'Église. On prie encore avec ses vers «Conduis-moi, douce lumière», qui ne demandent pas à voir tout le chemin, car un seul pas suffit.

Deux guérisons, examinées et approuvées par l'Église comme des miracles, portent son nom. Et quand on a ouvert sa tombe, en 2008, on n'y a pas trouvé ce qu'on attendait.

Lui et son Créateur

À l'automne 1816, Newman était un écolier de quinze ans à Ealing, aux portes de Londres. C'était l'aîné des six enfants d'un banquier, et cette année-là, la banque de son père avait fait faillite. Dans son pays, l'Église d'Angleterre était l'Église de l'État. Le catholicisme passait pour une communion «bien peu anglaise» qui, croyait-on, survivait grâce à la ruse et à l'intrigue. Et le garçon lui-même, à cause d'un livre lu à cette époque, en vint à croire que le pape était l'Antéchrist. L'homme qui, près de trente ans plus tard, tomberait à genoux à Littlemore se trouvait alors au pôle opposé.

Mais cet automne-là, au milieu de la ruine familiale, un ecclésiastique s'entretenait avec lui et lui mettait des livres entre les mains. Pour la première fois, le garçon reçut un credo précis. Ce fut une conversion intérieure, et il en serait toujours plus sûr que d'avoir des mains et des pieds. Dès lors, il se reposa dans la pensée de deux êtres, et de deux seulement, absolus et d'une évidence lumineuse. C'étaient lui-même et son Créateur.

En cette même saison, il comprit que Dieu voulait qu'il vive sans se marier.

L'année suivante, il arriva à Oxford comme étudiant. Là, le premier nom qu'il entendit prononcer avec révérence, plus qu'avec admiration, fut celui de John Keble, un jeune ecclésiastique du collège d'Oriel. Un jour, au cours d'une promenade, un ami s'écria: «Voilà Keble!» Et Newman le regarda avec une crainte respectueuse.

Au printemps 1822, c'est lui qu'Oriel appela. Il jouait du violon quand le messager arriva. On venait de l'élire fellow, c'est-à-dire membre élu du collège, avec une place et de quoi vivre en son sein. «Très bien», répondit-il, et il continua de jouer. Dès que l'homme fut parti, il jeta le violon et dévala l'escalier. En chemin, les boutiquiers déjà au courant s'inclinaient sur son passage, et ces visages ne s'effacèrent pas de sa mémoire en cinquante ans.

On l'attendait dans la tour du collège pour serrer la main du recteur et des autres fellows. C'était la première fois qu'il se trouvait dans la même pièce que Keble. Il tint bon jusqu'au moment où Keble lui prit la main; alors il se sentit «si honteux et si indigne de cet honneur» qu'il aurait voulu rentrer sous terre. Pour son élection, les cloches de trois clochers sonnèrent à toute volée, «et c'est moi qui ai dû les payer», confia-t-il à sa mère.

Là, il allait aussi rencontrer un compagnon qui changerait sa manière de prier. Il s'appelait Hurrell Froude, et sa santé était si fragile qu'elle finirait par les entraîner tous deux vers le sud de l'Europe.

Un travail à accomplir en Angleterre

Avec les années, son amitié avec Froude devint intime. Newman était déjà prêtre de l'Église anglicane et vicaire de St Mary's, l'église de l'université. Cet ami grava profondément en lui l'amour de la Vierge. Peu à peu, il l'amena aussi à croire que le Christ est vraiment présent dans l'Eucharistie, sous le pain et le vin.

Quand la santé de Froude se brisa, Newman partit avec lui et avec le père de Froude vers le sud de l'Europe, en quête d'un climat qui soulagerait le malade. Ils parcoururent Malte, Corfou, la Sicile et Rome. À Rome, ils firent la connaissance de Nicholas Wiseman, un jeune prêtre du collège des Anglais de la ville. Au moment des adieux, Wiseman leur souhaita de revenir. Newman lui répondit avec une grande gravité: «Nous avons un travail à accomplir en Angleterre.»

Puis il retourna seul en Sicile, et le pressentiment d'une mission se fit plus fort en lui. Il s'enfonça dans l'île, et à Leonforte la fièvre le terrassa. Le domestique qui l'accompagnait le crut mourant et lui demanda ses dernières volontés. Newman les lui donna. Mais il répétait: «Je ne mourrai pas, car je n'ai pas péché contre la lumière, je n'ai pas péché contre la lumière.» Il ne parvint jamais à comprendre tout à fait ce qu'il avait voulu dire.

Il resta près de trois semaines alité à Castro-Giovanni. Le matin où il allait enfin quitter l'auberge pour Palerme, il s'assit sur son lit et éclata en sanglots. Au domestique qui l'avait soigné, il ne sut que dire: «J'ai un travail à accomplir en Angleterre.»

Il ne mourut pas en Sicile. Sa tombe serait en Angleterre, et elle réserverait un jour sa propre surprise.

Sur le chemin du retour, encore convalescent, il composa des vers qu'il intitula «The Pillar of the Cloud», comme la colonne de nuée qui guidait Israël dans le désert. On les connaît aujourd'hui par leur premier vers, Lead, Kindly Light, «Conduis-moi, douce lumière». Il les data en mer, le 16 juin 1833.

L'homme qui avait pleuré à l'auberge ne demande pas à voir le bout du chemin. «Toi, garde mes pas», supplie-t-il; «je ne demande pas à voir l'horizon lointain: un seul pas me suffit.» Et le poème s'achève sur le matin, quand sourient de nouveau ces visages d'anges qu'il avait aimés jadis et perdus pour un temps.

En juillet, il débarqua enfin en Angleterre. Et il découvrit que ses amis avaient commencé quelque chose sans lui.

L'ombre d'une main sur le mur

En le voyant, certains amis d'Oxford doutèrent que ce fût lui, et hésitèrent avant de lui adresser la parole. Il revenait avec la joie de la santé retrouvée et du foyer regagné. Mais il rapportait aussi une question qui l'angoissait depuis longtemps. L'Angleterre sortait de la grande agitation de la réforme politique, et il ne savait comment empêcher que son Église soit «libéralisée», c'est-à-dire livrée aux idées du moment.

Keble, Froude et d'autres s'écrivaient déjà et mettaient leurs conseils en commun. Un dimanche de juillet, Keble monta dans la chaire de l'université et prêcha le sermon qui serait publié sous le titre «National Apostasy», «Apostasie nationale». Newman tint toujours ce jour pour le début du mouvement religieux que l'histoire appellerait le mouvement d'Oxford.

Ni lui ni Froude n'avaient de réputation à perdre: «Froude et moi, nous n'étions personne.» Un compagnon voulait un comité, avec des règles et des réunions. Newman n'attendit pas. Il lança de son propre chef de courtes brochures, les Tracts for the Times, «Tracts pour notre temps», dont il fut l'éditeur et le principal auteur. Quand des amis de Londres voulurent les supprimer, il était prêt à céder. Keble et Froude, non. Ils se fâchèrent de le voir céder et insistèrent avec force pour que les Tracts continuent.

Six ans plus tard, ces brochures avaient fait de lui la figure la plus en vue du mouvement. Depuis plus de deux ans, il avait laissé de côté la controverse avec Rome. À la mi-juin 1839, les vacances d'Oxford à peine commencées, il se plongea dans l'histoire des monophysites. C'étaient des chrétiens d'il y a quatorze siècles, séparés du reste de l'Église par leur manière de comprendre le Christ. Et là, pour la première fois, un doute lui vint sur la solidité de sa propre Église. Dans cette querelle ancienne, il vit se refléter son époque: «J'ai vu mon visage dans ce miroir, et j'étais un monophysite.»

En septembre, des amis lui mirent entre les mains une revue contenant un article de Wiseman, qui comparait son Église à un autre groupe ancien séparé du reste. Il n'y vit pas grand-chose. Mais un ami encore protestant lui montra des mots de saint Augustin qui y étaient cités, et les lui répéta encore et encore:

«Securus judicat orbis terrarum», le jugement du monde entier est sûr.

Quand l'ami fut parti, ces mots lui restaient dans les oreilles.

Ils résonnaient en lui comme le «Tolle, lege», «prends et lis», qu'Augustin avait entendu avant sa conversion. La voie médiane qu'il défendait pour son Église, entre Rome et la Réforme, se trouva «pulvérisée».

Il ne s'en ouvrit qu'à deux amis intimes. Puis il retrouva son calme, et ses anciennes convictions restèrent debout.

Mais il avait vu «l'ombre d'une main sur le mur». Et qui a vu un fantôme ne peut plus vivre comme s'il ne l'avait pas vu.

Le fantôme allait revenir. Deux ans plus tard, l'une de ses brochures, le Tract 90, dresserait Oxford tout entière contre lui.

Trois coups

Dans le Tract 90, Newman lisait dans un sens catholique les Trente-neuf Articles qui résumaient la foi de l'Église anglicane. Le texte parut en février 1841, et un immense tumulte s'ensuivit. Les chefs des collèges d'Oxford, réunis en conseil, qualifièrent cette lecture de «faux-fuyant».

Newman confia à un ami qu'on venait de commettre un acte violent. «Ne va pas croire que cela me blessera», ajoutait-il; «mes épaules sauront porter l'accusation.» À Edward Pusey, professeur d'hébreu et son ami depuis près de vingt ans, il assura en outre que, si l'évêque le désirait, il retirerait la brochure. Et si on l'exigeait, il renoncerait à sa paroisse.

Son premier mouvement fut d'obéir sans dire un mot. Un dimanche, l'évêque d'Oxford lui fit dire de lui écrire une lettre «sur-le-champ». Le lundi, il la rédigea. Le mardi, elle était chez l'imprimeur. Le mercredi, elle parut. Le jeudi, elle était déjà à Londres. Et les Tracts devaient cesser.

Cet été-là, il chercha refuge à Littlemore, un village proche d'Oxford, loin de toute polémique. Il voulait y traduire saint Athanase, le grand défenseur de la foi au Christ face aux ariens. Mais entre juillet et novembre, il reçut trois coups qui le brisèrent.

Le premier vint des livres. Il avait à peine commencé à traduire que, dans l'histoire de cette crise ancienne, «le fantôme revint une seconde fois». Le deuxième vint des évêques, qui l'un après l'autre le censurèrent dans leurs lettres pastorales, en une série de jugements qui allait durer trois ans. Le troisième fut un évêché pour Jérusalem, que préparait l'archevêque de Cantorbéry. Un évêque anglican allait être consacré pour gouverner les communautés luthériennes et calvinistes d'Orient. Ce coup-là détruisit définitivement sa foi en l'Église anglicane. Il adressa une protestation solennelle à l'archevêque et à son propre évêque.

Dès lors, en tant qu'anglican, il était «sur son lit de mort», même s'il ne le comprendrait que peu à peu.

Au cours de ces années, un prêtre irlandais du séminaire de Maynooth, le docteur Russell, vint le voir à Oxford. Il ne lui parla pas de controverse. Il lui envoya ensuite des sermons de saint Alphonse et des livres de dévotion romains, puis le laissa en paix. Cet homme paisible eut peut-être plus de part que quiconque à la conversion de Newman. Dans ces pages, Newman découvrit que l'Église catholique ne laisse rien s'interposer entre l'âme et son Créateur. Entre l'homme et son Dieu, tout se passe face à face: «Lui seul crée; Lui seul a racheté.»

En avril 1842, il s'installa à Littlemore avec quelques amis, dans un ancien relais de diligences. L'écurie devint bibliothèque; la grange, des cellules. Ils priaient, étudiaient et jeûnaient.

Même là, on ne le laissa pas en paix. Un jour, en franchissant la porte de sa maison, il trouva à l'intérieur un groupe d'étudiants. Des chefs de collèges faisaient à cheval le tour de ces pauvres maisonnettes, «comme des patrouilles montées». «Pourquoi ne me laisse-t-on pas mourir en paix?» se demandait-il. Les bêtes blessées se glissent dans quelque trou pour mourir, et personne ne le leur reproche.

Un journal affirma qu'on élevait à Littlemore un «monastère anglo-catholique», avec cellules, chapelle, réfectoire et cloîtres. Son évêque lui écrivit. Il ne l'accusait pas d'emblée, mais lui demandait une explication. Newman lui répondit par lettre. Il n'y avait pas de monastère. Il n'y avait pas de chapelle. Il n'y avait pas de réfectoire, à peine une salle à manger. «Les “cloîtres”, c'est mon appentis, celui qui relie les maisonnettes.» Depuis au moins treize ans, il désirait une vie religieuse plus réglée. Et il trouvait bien cruel que des choses sacrées, entre lui et sa conscience, deviennent des bavardages publics.

Dans ce silence surveillé, une autre réponse commença à mûrir, qui ne tenait plus dans une lettre. L'heure venait de parler par des actes, et ces actes lui coûteraient la chaire de St Mary's.

Parler par des actes

Le premier de ces actes fut une rétractation publique des accusations violentes qu'il avait lui-même lancées contre Rome. Elle sortit de l'imprimerie en février 1843, après trois mois de réflexion. L'idée du pape comme Antéchrist, qu'il portait en lui depuis ses quinze ans, avait souillé son imagination jusqu'en cette année 1843.

Cet été-là, un hôte qui vivait depuis un an dans sa maison de Littlemore devint catholique. Cet hôte avait promis à Newman de rester trois ans tranquille dans l'Église anglicane. Newman en informa son évêque. Si on le tenait pour responsable de cette promesse rompue, il sentait qu'il ne pouvait plus servir cette Église.

Il alla à Londres renoncer à St Mary's, car à Oxford il ne pouvait pas le faire légalement. Il demanda à garder Littlemore. Il y avait bâti une église et une sorte de presbytère; il en avait fait une paroisse, et il l'aimait. On le lui refusa. À un ami, il confia la raison profonde. Il croyait que l'Église de Rome était l'Église catholique, et que la sienne n'en faisait pas partie.

Une semaine après sa démission, il monta en chaire à Littlemore. C'était l'anniversaire de la consécration de cette église, et ce fut son dernier sermon anglican. Il reprit le verset des Psaumes sur lequel il avait prêché pour la première fois, dix-neuf ans plus tôt, celui de l'homme qui sort pour son ouvrage, pour son travail, jusqu'au soir.

Il parla du Christ, qui fit ses adieux à ses disciples au cours d'un repas. Il s'affligea devant une «mère» qui met au monde des enfants et n'ose pas les reconnaître. Et, sans se nommer, il leur demanda, si quelqu'un les avait un jour aidés, de se souvenir de lui dans le temps à venir, même s'ils ne l'entendaient plus, et de prier pour lui.

Suivirent deux années d'attente. Il vivait en simple fidèle anglican, sans plus exercer son ministère ni assister à la messe catholique, et cela par principe, car il n'avait jamais pu comprendre «comment un homme pouvait être de deux religions à la fois».

À Littlemore, un jour, son premier cahier de vers latins lui revint entre les mains, celui de ses neuf ans. Enfant, il se signait en entrant dans le noir, sans savoir qui le lui avait appris. Sur l'une de ces pages, il avait dessiné une croix et ce qui ressemblait à un chapelet. Cela lui coupa le souffle.

À Oxford, pendant les cérémonies de fin d'année universitaire de 1845, Pusey refusait encore de croire qu'il allait le perdre. «J'ai confiance qu'à la fin nous le garderons», dit-il à un ami.

En octobre, la nouvelle parvint à Littlemore qu'un prêtre passioniste italien, le père Dominique Barberi, allait passer par là. Newman savait déjà ce qu'il ferait quand il l'aurait devant lui.

La nuit de Littlemore

Newman prit la plume dans l'après-midi du 8 octobre 1845 et écrivit à plusieurs amis: «J'attends ce soir le père Dominique, le passioniste… Je veux lui demander mon admission dans l'unique bercail du Christ.» Il ajoutait que le père ne savait rien de son intention.

Ce passioniste, dès sa jeunesse, avait tourné son cœur vers les pays du Nord et vers l'Angleterre, et il avait attendu près de trente ans pour y poser le pied.

Ensuite, dans le vieux relais de poste, il ne restait plus qu'à attendre.

Il restait une heure avant minuit quand le père Dominique arriva à la maison. Il était trempé jusqu'aux os, et il se planta devant le feu pour se sécher.

C'est alors que la porte s'ouvrit.

Newman était à ses pieds, à genoux. Il lui demanda d'entendre sa confession et de le recevoir dans l'Église catholique.

Cette nuit-là même, Newman commença sa confession générale, celle qui reprend devant Dieu les péchés de toute une vie. Elle dura de longues heures.

Dans le petit oratoire de la maison, l'après-midi suivant, le père Dominique le baptisa sous condition, au cas où le baptême de son enfance aurait été douteux, et le reçut «dans l'unique bercail du Rédempteur». Vingt-neuf ans avaient passé depuis cet automne d'Ealing où il s'était découvert seul face à son Créateur.

Dès lors, il vécut en paix, comme celui qui entre enfin au port après une mer agitée. Il y aurait encore des questions difficiles, et il savait que dix mille difficultés ne font pas un seul doute.

Mais cette paix ne lui épargna pas le prix à payer. Wiseman l'appelait auprès de lui, et il devait quitter Littlemore. En janvier, il confia à un ami: «Vous pouvez imaginer combien je suis seul.» Depuis douze heures, un verset des Psaumes résonnait en lui:

«Obliviscere populum tuum et domum patris tui», oublie ton peuple et la maison de ton père. Partir de là, c'était «comme s'en aller en pleine mer».

Il passa le dernier samedi et le dernier dimanche dans sa maison, tout à fait seul, comme aux premiers jours où il l'avait habitée.

Le dimanche soir, il dormit déjà à Oxford, à l'Observatoire, chez un ami très cher. Plusieurs amis montèrent le voir une dernière fois. Pusey aussi monta, lui qui espérait le garder, pour lui dire adieu.

Il alla voir son ancien tuteur, et à travers lui il fit ses adieux à Trinity, son premier collège d'Oxford, qui ne s'était «jamais montré dur» envers lui. Face à sa chambre de première année, la gueule-de-loup, une fleur sauvage, poussait dans les murs, et pendant des années il l'avait prise pour le signe qu'il vivrait dans son université jusqu'à sa mort.

Le matin du lundi 23 février, il quitta l'Observatoire. Pendant trente-deux ans, d'Oxford il ne verrait plus que ses flèches, au loin, telles qu'on les voit depuis le train.

Wiseman, celui-là même qui lui avait dit au revoir à Rome treize ans plus tôt, l'envoyait maintenant dans cette ville, découvrir quel prêtre catholique il allait être.

Des compagnons pleins d'humour

À Rome, Newman retourna sans cesse cette question. Il pesa plusieurs voies et choisit enfin une famille de prêtres, celle de saint Philippe Néri, l'Oratoire. Et il la choisit en pensant à l'Angleterre. Dans une lettre en latin, il exposa son projet, et il y parlait des grandes villes anglaises et de Birmingham.

La réponse arriva fin février de l'année suivante. Pie IX était enchanté, et il ne se contenta pas d'approuver le projet. Il proposa que tous ceux qui le pouvaient viennent à Rome. Il leur trouverait une maison, ils feraient ensemble leur noviciat et rentreraient ensemble en Angleterre. À chaque demande, le pape répondait en italien: «Siano tranquilli», soyez tranquilles, «je ferai tout».

Pour cette vie commune, il fallait des compagnons, et Newman savait lesquels il voulait. Des hommes pleins d'humour, car sans entrain un Oratoire serait «comme une bière en bouteille sans bouchon».

Et il fallait une maison. C'est le pape en personne qui la choisit, Santa Croce in Gerusalemme, «un bel sito», un bel endroit. Newman aimait ce nom. C'est là, dit la tradition, que sainte Hélène apporta la Croix et de la terre du Calvaire.

Si l'Église avait un centre, ils allaient y vivre, sur une terre de Jérusalem au cœur de Rome. Ils étaient sept, et c'est là qu'ils commencèrent ensemble le noviciat.

Avant de rentrer, ils devaient être prêtres. Dans la chapelle privée d'un cardinal, avec leurs compagnons pour témoins, Newman et son ami Ambrose St John reçurent en quelques jours le sous-diaconat et le diaconat. Fin mai, ils reçurent ensemble le sacerdoce.

Deux semaines plus tard, Newman célébra la messe dans la chambre de saint Philippe Néri, à la Chiesa Nuova, la chambre du saint dont il avait choisi la famille. Il savait désormais quel prêtre il allait être. Après le retour en Angleterre, l'Oratoire prit racine à Birmingham, où Wiseman l'affecta.

Restait le travail qu'il avait pressenti en Sicile, et il le trouva à Bilston, une bourgade anglaise. En septembre 1849, le choléra y éclata. Le prêtre du lieu était débordé. Il portait sur son dos jusqu'à l'hôpital ceux qui tombaient foudroyés.

Newman accourut avec Ambrose St John et un frère de l'Oratoire pour lui prêter main-forte. L'épidémie cessa presque dès leur arrivée. Mais on se souvint longtemps de cet empressement à aller au-devant de la peste pour un prêtre qui n'avait aucun droit sur eux.

Bientôt, on vint le chercher aussi hors d'Angleterre. Les évêques d'Irlande voulaient une université catholique à Dublin, et en 1854 c'est lui qu'ils appelèrent comme recteur. Il voulut pour elle une église qui soit «une grande grange décorée dans le style d'une basilique, avec des marbres irlandais». Dans son abside dorée préside la Vierge, Trône de la Sagesse.

Quatre ans plus tard, il quitta le rectorat et revint chez lui, à l'Oratoire de Birmingham, à Edgbaston. Là, en 1859, deux évêques lui demandèrent un service. À cause de ce service, quelqu'un, à Rome, en viendrait à le tenir pour un homme dangereux.

L'homme le plus dangereux d'Angleterre

Ce service concernait une revue catholique, The Rambler. Pour éviter un scandale autour d'elle, le cardinal Wiseman et William Ullathorne, évêque de Birmingham, lui demandèrent d'en prendre la direction.

Newman accepta. En mai, il écrivit dans ses pages que, sur les questions pratiques, on pouvait aussi entendre les laïcs, comme on les avait consultés avant de proclamer que la Vierge avait été conçue sans péché, l'Immaculée Conception. Un professeur y soupçonna de l'hérésie. Ullathorne s'entretint avec Newman, lui demanda de quitter la revue et lui posa à peu près cette question: «Qui sont les laïcs?»

Newman obéit aussitôt. Il n'avait jamais résisté, et ne pouvait résister, à «la voix d'un supérieur légitime».

Mais l'article prit un autre chemin jusqu'à Rome. Un évêque anglais le dénonça, avec une traduction latine fautive, auprès du bureau romain qui veillait alors sur l'Église en Angleterre comme sur une terre de mission. Ce bureau avait autorité sur Newman. Les objections qu'on y formula ne parvinrent jamais à Newman. Faute de réponse de sa part, le cardinal qui présidait ce bureau le crut désobéissant.

Depuis la cour pontificale, un prélat anglais, monseigneur George Talbot, écrivit en Angleterre qu'un nuage planait sur Newman, et l'appela «l'homme le plus dangereux d'Angleterre».

Dans ces années-là, Newman confia à un ami que c'était peut-être la volonté de Dieu que son œuvre se fasse cent ans plus tard.

En janvier 1864, l'accusation vint à voix haute, et du dehors. Charles Kingsley, ecclésiastique anglican, écrivit dans une revue que la vérité pour elle-même n'avait jamais été une vertu du clergé romain, et que «le père Newman» l'enseignait. Newman protesta. Kingsley alla jusqu'à répondre qu'il douterait de chacune de ses paroles, de peur d'être victime de «quelque habile équivoque».

Newman appela cela «empoisonner les puits», car si on l'admettait, plus personne ne pourrait boire à rien de ce qu'il dirait.

En une demi-heure, il vit ce qu'il fallait faire. Il raconterait l'histoire entière de son esprit, depuis l'enfant qui se signait en entrant dans l'obscurité et le malade qui sanglotait dans une auberge de Sicile jusqu'à l'homme à genoux à Littlemore. «Je l'emporterai», dit-il, «non sur mon accusateur, mais auprès de mes juges».

Ainsi naquit l'Apologia pro vita sua, la défense de sa vie. Le soupçon de duplicité ne survécut pas à sa lecture.

Cet été-là, monseigneur Talbot passa à Edgbaston pour le voir, puis lui écrivit. Il l'invitait à prêcher le carême dans son église de Rome, devant un public protestant plus cultivé que celui d'Angleterre.

Newman lui répondit: «Cependant, les gens de Birmingham ont une âme; et je n'ai ni le goût ni le talent du travail que vous me proposez.»

Trois ans plus tard, Ambrose St John, son compagnon d'ordination et du choléra de Bilston, se rendit à Rome et expliqua que Newman n'avait jamais reçu les objections. Pie IX demanda à l'archevêque de Dublin un rapport sur Newman lui-même, qui se révéla très favorable. Le nuage s'était dissipé.

Un appel d'Oxford l'attendait encore.

Avait-il vécu si longtemps pour cela?

Il revint à Oxford à la fin de février, à soixante-dix-sept ans. Trente-deux ans tout juste s'étaient écoulés depuis le matin de son départ. Trinity, le collège aux gueules-de-loup sur ses murs, l'avait élu son premier fellow d'honneur, membre honoraire du collège. Cette fois, la ville cessa d'être quelques flèches aperçues de loin, par la fenêtre d'un train.

L'hiver suivant, un samedi de février, dans sa maison de Birmingham, un père de l'Oratoire lui apporta en secret une proposition. Newman et Ullathorne étaient malades, et ce père faisait la navette entre les deux. Le nouveau pape, Léon XIII, voulait le créer cardinal. Ullathorne, l'évêque même qui lui avait demandé de quitter The Rambler, avait suggéré son nom.

Dès le lendemain, Newman répondit. Il le fit avec gratitude, et avec de modestes objections contre lui-même. De cette lettre humble naquit une rumeur, et vers le milieu du mois The Times publia à Londres que Newman avait refusé la pourpre.

Il n'avait pas refusé. Il voulut même recevoir la barrette, le bonnet rouge des cardinaux, des mains du pape, et non en Angleterre.

À Rome, il y eut une réserve. Quelqu'un objecta qu'il n'avait jamais occupé aucune des charges d'où sortent d'ordinaire les cardinaux. Le pape répondit qu'il créerait lui-même ce précédent. Newman serait cardinal sans avoir été évêque.

Peu après son élection, Léon XIII avait dit au commandeur De Rossi d'attendre de voir son premier cardinal, car on verrait en lui ce que serait son pontificat. De Rossi le raconta à ceux qui accompagnaient Newman à Rome.

Vers onze heures du matin, les salons du Palazzo della Pigna étaient remplis de catholiques anglais et américains. C'était le 12 mai 1879. Le messager arriva avec la notification officielle, scellée, qui le créait cardinal-diacre de San Giorgio al Velabro, une ancienne église de Rome. Newman brisa le sceau et la remit à l'évêque Clifford, qui en fit la lecture.

Puis ce fut à lui de parler. Il commença en italien, puis passa à «ma chère langue maternelle». Il resta debout tout du long, et sa voix sonna forte et claire.

«Ce fut une grande surprise», dit-il. Il avait traversé bien des épreuves, mais elles étaient terminées. Et devant tous, il se posa une question: «Était-il possible que j'aie vécu tant d'années pour cela?»

Puis le cardinal regagna ses appartements de Birmingham. Dix ans plus tard, il sortirait encore en voiture dans la neige, parce que quelqu'un avait besoin de son conseil.

Le mouchoir de soie

Dans une grande usine de Birmingham, toutes les ouvrières étaient des jeunes filles. Les patrons, des quakers, réunissaient chaque jour tout le personnel pour lire la Bible et la commenter. Le prêtre catholique du lieu avait interdit aux ouvrières catholiques d'y assister, et les patrons voulurent savoir ce qu'en pensait le cardinal.

C'était en novembre 1889, et la neige couvrait les rues. Il avait quatre-vingt-huit ans. Il ne voulut pas entendre parler d'attendre un autre jour. Il monta en voiture et alla les voir. Sur le chemin du retour, il dit: «Si je peux encore faire un travail comme celui-là, je suis heureux et content de continuer à vivre.» Quelques jours plus tard, l'usine réserva une salle pour que les ouvrières catholiques puissent prier de leur côté.

Le jour de Noël, il célébra sa dernière messe. Sa vue faiblissait, et ses forces aussi. Il craignait de perdre l'équilibre en prenant le calice où se trouve le sang du Christ, et la révérence interdisait un tel risque. C'est pourquoi il cessa de célébrer.

Il ne cessa pas pour autant de se préparer. Il apprit par cœur une messe de la Vierge et une messe des défunts, et chaque jour il redisait l'une ou l'autre, avec toutes ses cérémonies. Il espérait que la lumière plus claire du printemps lui permettrait de retourner à l'autel. Ce jour ne vint jamais.

Quand il ne put plus réciter le bréviaire, la prière quotidienne du prêtre, il dit que le chapelet compensait largement cette perte. À la fin, il dut y renoncer aussi, car il ne sentait plus le bout de ses doigts.

Bien des années plus tôt, alors qu'il semblait mis à l'écart et qu'il était très pauvre, quelqu'un avait déposé à sa porte un mouchoir de soie. C'était une personne pauvre et inconnue, et le mouchoir était accompagné d'un message de respect. Il le garda plus de trente ans.

En août 1890, quand il se mit au lit en attendant la mort, il demanda qu'on le lui apporte, et il le mit. Les médecins disaient qu'il pouvait très bien s'en passer. Il reçut les derniers sacrements.

Le soir du 11 août, à neuf heures moins le quart, il mourut dans sa chambre de l'Oratoire, portant encore le mouchoir de ce pauvre.

Huit jours plus tard, on le porta au petit cimetière de l'Oratoire, à Rednal, dans les collines proches de Birmingham. Des milliers de personnes s'alignèrent dans les rues sur le passage de sa dépouille. On l'enterra, comme il l'avait demandé, dans la tombe de son ami Ambrose St John, le compagnon de Rome et de Bilston.

Sur le drap qui couvrait le cercueil figurait sa devise de cardinal:

«Cor ad cor loquitur», le cœur parle au cœur. Pour sa tombe, il avait choisi d'autres mots:

«Ex umbris et imaginibus in veritatem», des ombres et des images à la vérité. L'homme qui, un été, avait vu l'ombre d'une main sur le mur demandait, sur sa propre tombe, la vérité tout entière.

Pendant plus d'un siècle, le cimetière de Rednal garda le silence. En 2008, l'Église ouvrit cette tombe.

Des ombres à la vérité

Sur le flanc de la colline de Rednal, le 2 octobre, en la fête des saints Anges gardiens, ceux qui creusaient s'attendaient à trouver un cercueil doublé de plomb. Il était en bois, et cette terre était très humide.

On retrouva la plaque de laiton portant son nom et son titre de cardinal. On retrouva des restes de laiton, de bois et de tissu. Du corps, il ne restait presque rien. L'Oratoire avait toujours conservé quelques mèches de ses cheveux.

Le prêtre chargé de sa cause se souvint alors de vers de Newman, tirés du «Songe de Gérontius», où l'âme qui quitte le corps éprouve une légèreté qu'on ne peut exprimer. Et il vit dans cette terre un sens providentiel. En novembre, ces mèches et ce que l'on avait retrouvé dans la tombe furent portés à l'église de l'Oratoire de Birmingham.

Avant comme après l'ouverture de cette tombe, certains invoquèrent Newman. Jack Sullivan, un homme du Massachusetts, était presque paralysé par une grave maladie de la moelle épinière. Il demanda l'intercession de Newman et, selon son témoignage, se rétablit d'un coup et complètement. Peu après, il fut ordonné diacre permanent.

L'Église examina cette guérison et la reconnut comme le miracle de sa béatification. Quand Benoît XVI déclara Newman bienheureux à Birmingham, non loin des rues où la foule avait accompagné sa dépouille, c'est ce diacre qui proclama l'Évangile.

Des années plus tard, à Chicago, une mère enceinte, Melissa Villalobos, perdait son sang, seule chez elle, sans la force d'appeler à l'aide. Elle dit: «Cardinal Newman, aide-moi.» L'hémorragie s'arrêta à l'instant même. Ce jour-là, les médecins constatèrent que la déchirure qui la faisait saigner avait disparu, et sa fille naquit en bonne santé.

Les médecins consultés par l'Église jugèrent cette guérison instantanée, complète et durable, et l'Église la reconnut comme le miracle de sa canonisation.

Quand le pape François le proclama saint sur la place Saint-Pierre, la petite fille de Chicago était là, à cinq ans.

En 2025, Léon XIV le proclama docteur de l'Église, un maître dont l'Église propose l'enseignement à tous, et copatron de l'éducation avec saint Thomas d'Aquin. Ce que, dans ses années de soupçon, il avait remis entre les mains de Dieu pour cent ans plus tard avait déjà pesé au concile Vatican II. On y reconnut son empreinte, dans l'écoute des laïcs, dans une doctrine qui grandit sans cesser d'être la même, et dans la conscience comme écho de la voix de Dieu. Sa mémoire, celle de saint Jean-Henri Newman, fut fixée pour toute l'Église au 9 octobre, le jour où, cet après-midi-là, il fut reçu à Littlemore.

Dans le petit oratoire où il fut reçu, on célèbre encore la messe. Là où un homme fatigué entra enfin dans l'unique bercail du Christ, l'Église demande aujourd'hui avec lui d'être conduite des ombres et des images à la plénitude de la vérité. Et elle entend ses paroles de toujours: «Dieu m'a créé pour lui rendre un service bien précis.»

La lumière qu'il demandait pour un seul pas éclaire encore le chemin de ceux qui prient avec lui.

Saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église, vous qui avez suivi la douce lumière un pas après l'autre, qui avez tout quitté pour la vérité en cette nuit de Littlemore et servi avec patience les gens de Birmingham, obtenez-nous une conscience droite, le courage de faire le pas que Dieu nous montre et la fidélité dans le service qu'il nous a confié, jusqu'à ce que, des ombres et des images, nous parvenions à la vérité. Priez pour nous. Amen.

Sources

Sources primaires (XIXe siècle)

  • John Henry Newman, Apologia pro Vita Sua (1865), Prefacio y caps. 1–4 — National Institute for Newman Studies newmanreader.org
  • John Henry Newman y Charles Kingsley, Mr. Kingsley and Dr. Newman: A Correspondence (1864) newmanreader.org
  • John Henry Newman, «The Pillar of the Cloud», Verses on Various Occasions, n. 90 (1833) newmanreader.org
  • John Henry Newman, «The Parting of Friends», Sermons Bearing on Subjects of the Day, 26 (1843) newmanreader.org
  • W. J. Copeland, prefacio a Sermons Bearing on Subjects of the Day (1869) newmanreader.org
  • John Henry Newman, An Essay on the Development of Christian Doctrine, cap. 1 (1845; ed. 1878) newmanreader.org
  • W. P. Neville (ed.), Addresses to Cardinal Newman with His Replies 1879–81: Prefatory Narrative y Biglietto Speech (1905) newmanreader.org

Documents ecclésiastiques et études

  • Dicastero delle Cause dei Santi, John Henry Newman Dottore della Chiesa (2025) causesanti.va
  • Dicasterio para el Culto Divino y la Disciplina de los Sacramentos, Decreto de inscripción de san Juan Enrique Newman en el Calendario Romano General (2025, publ. 2026) press.vatican.va
  • Sala Stampa della Santa Sede, Conferment of the title of Doctor of the Church on Saint John Henry Newman (2025) press.vatican.va
  • Catecismo de la Iglesia Católica, n. 1778 (1992) vatican.va
  • Hermann Geissler FSO, The Witness of the Faithful in Matters of Doctrine according to John Henry Newman (2012) — International Centre of Newman Friends
  • International Centre of Newman Friends, Littlemore, Oxford then and now newmanfriendsinternational.org
  • Peter Jennings (Oratorio de Birmingham), No physical remains of Cardinal Newman found at his grave at Rednal (2008) — Independent Catholic News indcatholicnews.com
  • Ian Ker, Cardinal John Henry Newman's Exhumation Objectors (2008) — EWTN Library
  • Richard Holt Hutton, Cardinal Newman, cap. 4 (1891) newmanreader.org
  • K. V. Turley, Littlemore: The End of the Beginning in John Henry Newman's Spiritual Journey (2019) — National Catholic Register
  • Eileen Kane, Newman's University Church: 150 years — catholicireland.net
  • Patrick Gardner, The Development of Christian Doctrine and Catholic Liberal Education — Thomas Aquinas College
  • Our Sunday Visitor, Why is Cardinal Newman still relevant today? (2019) — osvnews.com

Iconographie

  • Sir John Everett Millais, John Henry Newman (1881), óleo — National Portrait Gallery, Londres, NPG 5295

Contexte contemporain

  • CNA, Newman relic reported stolen from Birmingham Oratory (2020) — Catholic World Report catholicworldreport.com
  • León XIV, Ángelus del 27 de septiembre de 2026 (Lourdes) — vatican.va

L’Évangile et le saint du jour, chaque matin dans votre boîte mail

Commencez chaque jour près du Christ et de ses saints : l’Évangile de la messe et une vie qui inspire. Gratuit ; désabonnement à tout moment.

Nous vous enverrons un e-mail de confirmation. De temps en temps, aussi un avis de Fides Viva. Désabonnement en un clic. Confidentialité

jeudi 29 octobre · Évangile

Jésus se lamente sur Jérusalem, qui tue les prophètes

Le même jour, quelques Pharisiens vinrent lui dire : « Retirez-vous et partez d’ici ; car Hérode veut vous faire mourir. » Il leur répondit : « Allez et dites à ce renard : Je chasse les démons et guéris les malades…