Comparaison
Cantique des cantiques 5
Crampon et Vulgata Clementina, verset par verset.
| Crampon | Vulgata Clementina | |
|---|---|---|
| 1 | Je suis entré dans mon jardin, ma sœur fiancée, j’ai cueilli ma myrrhe avec mon baume ; j’ai mangé mon rayon avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait !… Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés. | Veniat dilectus meus in hortum suum, et comedat fructum pomorum suorum. Sponsus Veni in hortum meum, soror mea, sponsa; messui myrrham meam cum aromatibus meis; comedi favum cum melle meo; bibi vinum meum cum lacte meo; comedite, amici, et bibite, et inebriamini, carissimi. |
| 2 | Je dors mais mon cœur veille… C’est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe : « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, mon immaculée ; car ma tête est couverte de rosée, les boucles de mes cheveux sont trempées des gouttes de la nuit. » — | Sponsa Ego dormio, et cor meum vigilat. Vox dilecti mei pulsantis: Sponsus Aperi mihi, soror mea, amica mea, columba mea, immaculata mea, quia caput meum plenum est rore, et cincinni mei guttis noctium. |
| 3 | J’ai ôté ma tunique, comment la remettre ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? | Sponsa Expoliavi me tunica mea: quomodo induar illa? lavi pedes meos: quomodo inquinabo illos? |
| 4 | Mon bien-aimé a passé la main par le trou de la serrure, et mes entrailles se sont émues sur lui. | Dilectus meus misit manum suam per foramen, et venter meus intremuit ad tactum eius. |
| 5 | Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts la myrrhe exquise, sur la poignée du verrou. | Surrexi ut aperirem dilecto meo; manus meae stillaverunt myrrham, et digiti mei pleni myrrha probatissima. |
| 6 | J’ouvre à mon bien-aimé ; mais mon bien-aimé avait disparu, il avait fui. J’étais hors de moi quand il me parlait. Je l’ai cherché, et ne l’ai pas trouvé ; je l’ai appelé, il ne m’a pas répondu. | Pessulum ostii mei aperui dilecto meo, at ille declinaverat, atque transierat. Anima mea liquefacta est, ut locutus est; quaesivi, et non inveni illum; vocavi, et non respondit mihi. |
| 7 | Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville ; ils m’ont frappée, ils m’ont meurtrie ; Ils m’ont enlevé mon manteau, ceux qui gardent la muraille. | Invenerunt me custodes qui circumeunt civitatem; percusserunt me, et vulneraverunt me. Tulerunt pallium meum mihi custodes murorum. |
| 8 | Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ?… Que je suis malade d’amour ! | Adiuro vos, filiae Ierusalem, si inveneritis dilectum meum, ut nuntietis ei quia amore langueo. |
| 9 | Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, pour que tu nous conjures de la sorte ? | Chorus Qualis est dilectus tuus ex dilecto, o pulcherrima mulierum? qualis est dilectus tuus ex dilecto, quia sic adiurasti nos? |
| 10 | Mon bien-aimé est frais et vermeil ; il se distingue entre dix mille. | Sponsa Dilectus meus candidus et rubicundus; electus ex millibus. |
| 11 | Sa tête est de l’or pur, ses boucles de cheveux, flexibles comme des palmes, sont noires comme le corbeau. | Caput eius aurum optimum; comae eius sicut elatae palmarum, nigrae quasi corvus. |
| 12 | Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, se baignant dans le lait, posées sur les rives. | Oculi eius sicut columbae super rivulos aquarum, quae lacte sunt lotae, et resident iuxta fluenta plenissima. |
| 13 | Ses joues sont comme des parterres de baumiers, des carrés de plantes odorantes ; ses lèvres sont des lis, d’où découle la myrrhe la plus pure. | Genae illius sicut areolae aromatum, consitae a pigmentariis. Labia eius lilia, distillantia myrrham primam. |
| 14 | Ses mains sont des cylindres d’or, émaillés de pierres de Tharsis ; son sein est un chef-d’œuvre d’ivoire, couvert de saphirs. | Manus illius tornatiles, aureae, plenae hyacinthis. Venter eius eburneus, distinctus sapphiris. |
| 15 | Ses jambes sont des colonnes d’albâtre, posées sur des bases d’or pur. Son aspect est celui du Liban, élégant comme le cèdre. | Crura illius columnae marmoreae quae fundatae sunt super bases aureas. Species eius ut Libani, electus ut cedri. |
| 16 | Son palais n’est que douceur, et toute sa personne n’est que charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem. | Guttur illius suavissimum, et totus desiderabilis. Talis est dilectus meus, et ipse est amicus meus, filiae Ierusalem. |
| Vg 5,17 | — | Chorus Quo abiit dilectus tuus, o pulcherrima mulierum? quo declinavit dilectus tuus? et quaeremus eum tecum. |
