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FIDES VIVA
Comparaison

Ecclésiaste 5

Crampon, Vulgata Clementina et Septante (édition sixtine, 1587), verset par verset.

Ecclésiaste 5 : Crampon, Vulgata Clementina et Septante (édition sixtine, 1587)
CramponVulgata ClementinaSeptante (édition sixtine, 1587)
1Ne sois pas pressé d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses !Ne temere quid loquaris, neque cor tuum sit velox ad proferendum sermonem coram Deo. Deus enim in caelo, et tu super terram; idcirco sint pauci sermones tui.Μὴ σπεῦδε ἐπὶ στόματί σου, καὶ καρδία σου μὴ ταχυνάτω τοῦ ἐξενέγκαι λόγον πρὸ προσώπου τοῦ Θεοῦ· ὅτι ὁ Θεὸς ἐν τῷ οὐρανῷ ἄνω, καὶ σὺ ἐπὶ τῆς γῆς· διὰ τοῦτο ἔστωσαν οἱ λόγοι σου ὀλίγοι.
2Car de la multitude des occupations naissent les songes, et de la multitude des paroles, des propos d’insensé.Multas curas sequuntur somnia, et in multis sermonibus invenietur stultitia.Ὅτι παραγίνεται ἐνύπνιον ἐν πλήθει πειρασμοῦ, καὶ φωνὴ ἄφρονος ἐν πλήθει λόγων.
3Lorsque tu fais un vœu à Dieu, ne tarde pas à l’accomplir, car il n’y a pas de faveur pour les insensés : ce que tu voues, accomplis-le.Si quid vovisti Deo, ne moreris reddere: displicet enim ei infidelis et stulta promissio, sed quodcumque voveris redde:Καθὼς εὔξῃ εὐχὴν τῷ Θεῷ, μὴ χρονίσῃς τοῦ ἀποδοῦναι αὐτήν· ὅτι οὐκ ἔστι θέλημα ἐν ἄφροσι· σὺ οὖν ὅσα ἐὰν εὔξῃ, ἀπόδος.
4Mieux vaut pour toi ne pas vouer, que vouer et ne pas accomplir.multoque melius est non vovere, quam post votum promissa non reddere.Ἀγαθὸν τὸ μὴ εὔξασθαί σε, ἢ τὸ εὔξασθαί σε καὶ μὴ ἀποδοῦναι.
5Ne permets pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l’envoyé de Dieu que c’est une inadvertance : pourquoi Dieu s’irriterait-il au sujet de tes paroles, et détruirait-il les œuvres de tes mains ?Ne dederis os tuum ut peccare facias carnem tuam, neque dicas coram angelo: Non est providentia: ne forte iratus Deus contra sermones tuos dissipet cuncta opera manuum tuarum.Μὴ δῷς τὸ στόμα σου τοῦ ἐξαμαρτῆσαι τὴν σάρκα σου, καὶ μὴ εἴπῃς πρὸ προσώπου τοῦ Θεοῦ, ὅτι ἄγνοιά ἐστιν· ἵνα μὴ ὀργισθῇ ὁ Θεὸς ἐπὶ φωνῇ σου, καὶ διαφθείρῃ τὰ ποιήματα χειρῶν σου.
6Car, comme il y a des vanités dans la multitude des occupations, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c’est pourquoi crains Dieu.Ubi multa sunt somnia, plurimae sunt vanitates, et sermones innumeri; tu vero Deum time.Ὅτι ἐν πλήθει ἐνυπνίων καὶ ματαιοτήτων καὶ λόγων πολλῶν, ὅτι σὺ τὸν Θεὸν φοβοῦ.
7Si tu vois dans une province le pauvre opprimé, le droit et la justice violés, ne t’étonne point de la chose ; car un plus grand veille sur un grand, et de plus grands encore veillent sur eux.Si videris calumnias egenorum, et violenta iudicia, et subverti iustitiam in provincia, non mireris super hoc negotio: quia excelso excelsior est alius, et super hos quoque eminentiores sunt alii;Ἐὰν συκοφαντίαν πένητος καὶ ἁρπαγὴν κρίματος καὶ δικαιοσύνης ἴδῃς ἐν χώρᾳ, μὴ θαυμάσῃς ἐπὶ τῷ πράγματι· ὅτι ὑψηλὸς ἐπάνω ὑψηλοῦ φυλάξαι, καὶ ὑψηλοὶ ἐπʼ αὐτοῖς.
8Un avantage pour le pays à tous égards, c’est un roi qui donne ses soins à l’agriculture.et insuper universae terrae rex imperat servienti.Καὶ περίσσεια γῆς ἐπὶ παντί ἐστι, βασιλεὺς τοῦ ἀγροῦ εἰργασμένου.
9Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en goûte pas le fruit ; c’est encore là une vanité.Avarus non implebitur pecunia, et qui amat divitias fructum non capiet ex eis; et hoc ergo vanitas.Ἀγαπῶν ἀργύριον οὐ πλησθήσεται ἀργυρίου· καὶ τίς ἠγάπησεν ἐν πλήθει αὐτῶν γέννημα; καί γε τοῦτο ματαιότης.
10Quand les biens se multiplient, ceux qui les mangent se multiplient aussi ; et quel avantage en revient-il à leurs possesseurs, sinon qu’ils les voient de leurs yeux ?Ubi multae sunt opes, multi et qui comedunt eas. Et quid prodest possessori, nisi quod cernit divitias oculis suis?Ἐν πλήθει ἀγαθωσύνης ἐπληθύνθησαν ἔσθοντες αὐτήν· καὶ τί ἀνδρεία τῷ παρʼ αὐτῆς; ὅτι ἀρχὴ τοῦ ὁρᾷν ὀφθαλμοῖς αὐτοῦ.
11Le sommeil du travailleur est doux, qu’il ait peu ou beaucoup à manger ; mais la satiété du riche ne le laisse pas dormir.Dulcis est somnus operanti, sive parum sive multum comedat; saturitas autem divitis non sinit eum dormire.Γλυκὺς ὕπνος τοῦ δούλου εἰ ὀλίγον καὶ εἰ πολὺ φάγεται, καὶ τῷ ἐμπλησθέντι τοῦ πλουτῆσαι, οὐκ ἔστιν ἀφίων αὐτὸν τοῦ ὑπνῶσαι.
12Il est un mal grave que j’ai vu sous le soleil : des richesses conservées pour son malheur par celui qui les possède :Est et alia infirmitas pessima quam vidi sub sole: divitiae conservatae in malum domini sui.Ἔστιν ἀῤῥωστία ἣν εἶδον ὑπὸ τὸν ἥλιον, πλοῦτον φυλασσόμενον τῷ παρʼ αὐτοῦ εἰς κακίαν αὐτῷ,
13Ces richesses se perdent par quelque fâcheux événement, et, s’il a engendré un fils, il ne lui reste rien entre les mains.Pereunt enim in afflictione pessima: generavit filium qui in summa egestate erit.καὶ ἀπολεῖται ὁ πλοῦτος ἐκεῖνος ἐν περισπασμῷ πονηρῷ, καὶ ἐγέννησεν υἱὸν, καὶ οὐκ ἔστιν ἐν χειρὶ αὐτοῦ οὐδέν.
14Tel qu’il est sorti du sein de sa mère, il s’en retournera nu, comme il était venu ; et il ne recevra rien pour son travail, qu’il puisse emporter dans sa main :Sicut egressus est nudus de utero matris suae, sic revertetur, et nihil auferet secum de labore suo.Καθὼς ἐξῆλθεν ἀπὸ γαστρὸς μητρὸς αὐτοῦ γυμνὸς, ἐπιστρέψει τοῦ πορευθῆναι ὡς ἥκει, καὶ οὐδὲν οὐ λήψεται ἐν μόχθῳ αὐτοῦ, ἵνα πορευθῇ ἐν χειρὶ αὐτοῦ.
15C’est encore là un grave mal, qu’il s’en aille comme il est venu : et quel avantage lui revient-il d’avoir travaillé pour le vent ?Miserabilis prorsus infirmitas: quomodo venit, sic revertetur. Quid ergo prodest ei quod laboravit in ventum?Καί γε τοῦτο πονηρὰ ἀῤῥωστία· ὥσπερ γὰρ παρεγένετο, οὕτως καὶ ἀπελεύσεται· καὶ τίς ἡ περίσσεια αὐτοῦ ᾗ μοχθεῖ εἰς ἄνεμον;
16De plus, toute sa vie il mange dans les ténèbres ; il a beaucoup de chagrin, de souffrance et d’irritation.cunctis diebus vitae suae comedit in tenebris, et in curis multis, et in aerumna atque tristitia.Καί γε πᾶσαι αἱ ἡμέραι αὐτοῦ ἐν σκότει, καὶ ἐν πένθει, καὶ θυμῷ πολλῷ, καὶ ἀῤῥωστίᾳ, καὶ χόλῳ.
17Voici donc ce que j’ai vu : c’est qu’il est bon et séant pour l’homme de manger et de boire, et de jouir du bien-être dans tout son travail, auquel il se livre sous le soleil, durant les jours de vie que Dieu lui donne ; car c’est là sa part.Hoc itaque visum est mihi bonum, ut comedat quis et bibat, et fruatur laetitia ex labore suo quo laboravit ipse sub sole, numero dierum vitae suae quos dedit ei Deus; et haec est pars illius.Ἰδοὺ, εἶδον ἐγὼ ἀγαθὸν, ὅ ἐστι καλὸν, τοῦ φαγεῖν καὶ τοῦ πιεῖν καὶ τοῦ ἰδεῖν ἀγαθωσύνην ἐν παντὶ μόχθῳ αὐτοῦ, ᾧ ἐὰν μοχθῇ ὑπὸ τὸν ἥλιον ἀριθμὸν ἡμερῶν ζωῆς αὐτοῦ ὧν ἔδωκεν αὐτῷ ὁ Θεὸς, ὅτι αὐτὸ μερὶς αὐτοῦ.
18De plus, pour tout homme à qui Dieu donne richesses et biens, avec pouvoir d’en manger, d’en prendre sa part et de se réjouir de son travail, c’est là un don de Dieu.Et omni homini cui dedit Deus divitias atque substantiam, potestatemque ei tribuit ut comedat ex eis, et fruatur parte sua, et laetetur de labore suo: hoc est donum Dei.Καί γε πᾶς ἄνθρωπος ᾧ ἔδωκεν αὐτῷ ὁ Θεὸς πλοῦτον καὶ ὑπάρχοντα, καὶ ἐξουσίασεν αὐτῷ φαγεῖν ἀπʼ αὐτοῦ, καὶ λαβεῖν τὸ μέρος αὐτοῦ, καὶ τοῦ· εὐφρανθῆναι ἐν μόχθῳ αὐτοῦ, τοῦτο δόμα Θεοῦ ἐστιν.
19Car alors il ne songe guère aux jours de sa vie, parce que Dieu répand la joie dans son cœur.Non enim satis recordabitur dierum vitae suae, eo quod Deus occupet deliciis cor eius.Ὅτι οὐ πολλὰ μνησθήσεται τὰς ἡμέρας τῆς ζωῆς αὐτοῦ, ὅτι ὁ Θεὸς περισπᾷ αὐτὸν ἐν εὐφροσύνῃ καρδίας αὐτοῦ.

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